Je vois que les visites se font de moins en moins fréquentes et les commentaires presque inexistants. Après tout je ne donne pas de nouvelles, et à vrai dire, je ne suis pas sûre de pouvoir en promettre. D'une part, je n'ai pas bien grand-chose à dire: raconter mes journées m'épuise, et je préfère me passer de ce leitmotiv qu'est "je vais mal". Il me définit, certes et malheureusement, mais je n'en peux plus d'écrire constamment les mêmes débilités. Je changerai probablement d'avis d'ici quelques temps, mais pas pour l'instant.

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 08:21

Je m'étais promis de ne plus venir dégueuler mes sentiments ici. Et pourtant je ne peux pas m'en empêcher. Ce mot de "sentiments" ne me plaît pas réellement, mais autant nommer un chat, un chat. J'ai envie d'exploser, et à vrai dire, j'explose. Mais il faut tout le temps se retenir, gueuler un peu, mais jamais trop fort, pleurer un peu, puis sourire aux autres, les rassurer, se donner la surface d'un fleuve lorsque l'on a l'âme d'un volcan en éruption, et réprimer ce que l'on a à cracher. Je me sens faible et vulnérable, moi qui avais enfin fini par trouver un semblant d'équilibre. Je ne cache pas que le soudain intérêt (prolongé) que X porte à Y y est pour quelque chose. Mais le problème est plus profond. Je suis fatiguée. Fatiguée de ces mondanités que la société exige, fatiguée d'avoir continuellement à prouver une joie de vivre que je suis loin d'avoir, fatiguée d'avoir à accepter les conneries des autres sans broncher, parce que les rembarrer sans cesse deviendrait redondant et méchant - non que ça me dérange, mais je tiens à ma paix. Je suis fatiguée, fatiguée, fatiguée. Je ne peux même plus fumer cette fatigue parce que j'ai décidé d'être une fille modèle - qui ne fume pas, fait du sport, dort tôt et mange sain. Or, je dors toujours aussi mal et mange toujours autant, et loin d'adhérer au moule, je sens que tout autour de moi s'efforce à me replonger dans ce cercle infernal.

# Posté le mardi 17 novembre 2009 12:50

Modifié le mardi 17 novembre 2009 16:07

You mean nothing to the girl.

Tu es le seul à encore jouer. Game over, pour ma part. Depuis genre, très longtemps. Que tu n'aies pas réussi à assimiler cette information me semble assez représentatif de ton niveau intellectuel, ou, mieux, de l'acharnement qu'a ton subconscient à s'accrocher désespérément à cette ébauche d'histoire à deux.

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 17:22

J'ai rouvert mon Facebook. Je ne sais pas quoi en penser. Je vivais très bien sans cette pression sociale supplémentaire (on en a assez dans la vraie vie pour s'encombrer de quelque chose de virtuel) mais de toutes façons, tout ça ne m'intéresse plus.

# Posté le jeudi 12 novembre 2009 14:58

That Mona Lisa strangeness in your smile.

That Mona Lisa strangeness in your smile.
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Vous vous êtes déjà demandés pourquoi les gens pleurent lorsque quelqu'un de leurs proches vient à crever? Ce n'est pas pour sa dépouille qui va être jetée à la terre, ce n'est pas parce qu'ils auraient voulu lui éviter une quelconque souffrance, c'est pour eux-mêmes, pour leurs propres gueules. On pleure par simple et pur égoïsme, parce qu'on sait que la personne concernée va nous manquer, et qu'on ne ressemblera plus à rien pour les deux prochains mois aux deux prochaines années qui viennent, la période de deuil variant selon le degré d'intimité avec le défunt. On pense à la mort comme à une tragédie. On pense avoir pitié de celui qui s'en va quand, au fond, on a uniquement pitié de soi-même et de ceux qui restent. Parce que si on y réfléchit bien, quelque sournoise que soit la mort, il n'empêche qu'elle reste une visite à laquelle on s'attend. "Ce n'est pas la mort, de mourir". On arrête de respirer, on se fait bouffer par des insectes ou alors on se fait brûler pour finir éparpillé aux quatre coins d'une quelconque rivière, ou coincé sur l'étagère d'un personnage poussiéreux de sa famille, et puis quoi? Au final, on va se dorer la pilule au paradis ou on se fait chier en enfer, et sur Terre, la vie continue son cours. Pourquoi, alors, est-ce si difficile d'appréhender la mort en amie plutôt qu'en ennemie? D'accepter de se faire quitter, de rester les bras ballants devant le vide et pourtant de trouver la force de continuer à tout voir en rose? L'être humain, sans doute... Mais par pitié, épargnez aux gens vos phrases bateau style : "Il était pourtant tellement jeune...". Petit a), la mort est une délivrance, il faudrait être fou à lier pour désirer rester une minute de plus sur cet enfer terrestre, et petit b) pleurer quelqu'un parce qu'il est "parti trop tôt" plutôt que d'avouer être en colère de ne pas avoir su en mieux en profiter quand il était encore là est hypocrite et m'est particulièrement insupportable. Et moi je l'avoue. Le daron qui s'est cassé quand j'avais onze ans, je ne le plains pas d'être parti, mais je lui en veux, simplement.

Tout ceci dit, je constate que mes pensées sont d'une incohérence rare, et conclus qu'il vaut mieux m'arrêter là avant que tout cela ne parte en couilles.

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 14:35